Il est une heure du matin et il n'y a aucun bruit dehors. Pas une voiture ne passe, pas un chien n'aboie. Rien. Ce silence est pesant et je suis seul face à mes pensées. Oui, je suis seul et j'ai peur. Je l'avoue, le l'écris. J'ai peur, mais aussi honte. Honte de moi. Honte de ce que je suis, honte de ce que j'ai fait. Faible et irresponsable, je joue avec la mort. On pourrait croire que c'est une force, mais c'est de la folie.
Je ne suis pas une pute, mais on me dit parfois que j'en suis une. Finalement, c'est peut être vrai. J'ai honte. Autant de partenaires en quelques années. Quel avenir ? J'ai le vertige, mais c'est trop tard, c'est fait et l'on y changera rien. Mais maintenant, qu'attendre de la suite ? La méfiance des autres ?
Je suis seul et j'ai peur. J'ai peur de la mort. S'il te plaît, rassure-moi, dis-moi que ce n'est qu'un mauvais rêve... Mais tu ne parles pas. Tu sais, toi, tu sais très bien que c'est réel. Tu sais, toi, comment se terminera ma vie. Oh dis-moi je t'en prie ! ... Mais tu gardes le silence. Sévère et implacable, tu sais comme j'ai mal agi, tu sais comme ma main tremble quand j'écris ces lignes, tu sais comme ces mots me font peur.
Egoïste je suis, autant que faible. Car jouer avec sa mort est une chose, jouer avec celle des autres en est une autre. Je n'ai pas le droit, je n'ai pas le droit de tuer. Leurs vie de m'appartiennent pas, et si demain tout devait prendre fin, alors c'est moi, le seul et unique coupable qu'un probable jugement blâmerait.
Ce ne serait que justice de me montrer du doigt, je serais un exemple à ne pas imiter, mais rien au monde, non, rien au monde ne me pardonnerait, comme rien ne leur rendrait la vie saine. C'est une vulgaire erreur. C'est une erreur criminelle.
Je suis un assassin. Vous me connaissiez ? Je suis un meurtrier. Vous m'avez apprécié ? Je n'avais déjà pas grand-chose, il me resterait encore moins. Mais tant pis. Quel sort réserver à ce genre de coupable ? La culpabilité, certes... mais cela ne suffirait pas. J'en viens à vouloir me punir.
Pourtant, je ne suis sûr de rien. Peut-être suis-je parfaitement sain. Peut-être ma vie n'est-elle jusqu'à présent qu'une suite d'échecs sentimentaux et de médiocrité. Ca me plairait finalement. Ca ferait de moi un pauvre type un peu irréfléchi, mais pas un meurtrier. Une sorte d'imbécile heureux qui doute un peu du bonheur... mais qui... finalement... joue à un jeu dangereux qui un beau jour (si j'ose dire), dégénérera et conduira notre crétin à tuer malgré lui.Notre crétin n'aura plus que ses yeux pour pleurer. Il pourra penser les yeux pleins de larmes à ses victimes, celles qu'il n'osera jamais plus regarder dans les yeux.
...Ce crétin là, c'est moi.
Et j'attends... j'attends ce fichu résultat qui me dira OUI ou NON. Mais ce que ne dira pas ce papier, c'est que j'ai été inconscient et irresponsable, et ça, quelque soit la réponse, rien ne pourra l'excuser.
PS : résultat du test : Syphilis, Hépatites, VIH : tous négatifs.
Je ne suis pas une pute, mais on me dit parfois que j'en suis une. Finalement, c'est peut être vrai. J'ai honte. Autant de partenaires en quelques années. Quel avenir ? J'ai le vertige, mais c'est trop tard, c'est fait et l'on y changera rien. Mais maintenant, qu'attendre de la suite ? La méfiance des autres ?
Je suis seul et j'ai peur. J'ai peur de la mort. S'il te plaît, rassure-moi, dis-moi que ce n'est qu'un mauvais rêve... Mais tu ne parles pas. Tu sais, toi, tu sais très bien que c'est réel. Tu sais, toi, comment se terminera ma vie. Oh dis-moi je t'en prie ! ... Mais tu gardes le silence. Sévère et implacable, tu sais comme j'ai mal agi, tu sais comme ma main tremble quand j'écris ces lignes, tu sais comme ces mots me font peur.
Egoïste je suis, autant que faible. Car jouer avec sa mort est une chose, jouer avec celle des autres en est une autre. Je n'ai pas le droit, je n'ai pas le droit de tuer. Leurs vie de m'appartiennent pas, et si demain tout devait prendre fin, alors c'est moi, le seul et unique coupable qu'un probable jugement blâmerait.
Ce ne serait que justice de me montrer du doigt, je serais un exemple à ne pas imiter, mais rien au monde, non, rien au monde ne me pardonnerait, comme rien ne leur rendrait la vie saine. C'est une vulgaire erreur. C'est une erreur criminelle.
Je suis un assassin. Vous me connaissiez ? Je suis un meurtrier. Vous m'avez apprécié ? Je n'avais déjà pas grand-chose, il me resterait encore moins. Mais tant pis. Quel sort réserver à ce genre de coupable ? La culpabilité, certes... mais cela ne suffirait pas. J'en viens à vouloir me punir.
Pourtant, je ne suis sûr de rien. Peut-être suis-je parfaitement sain. Peut-être ma vie n'est-elle jusqu'à présent qu'une suite d'échecs sentimentaux et de médiocrité. Ca me plairait finalement. Ca ferait de moi un pauvre type un peu irréfléchi, mais pas un meurtrier. Une sorte d'imbécile heureux qui doute un peu du bonheur... mais qui... finalement... joue à un jeu dangereux qui un beau jour (si j'ose dire), dégénérera et conduira notre crétin à tuer malgré lui.Notre crétin n'aura plus que ses yeux pour pleurer. Il pourra penser les yeux pleins de larmes à ses victimes, celles qu'il n'osera jamais plus regarder dans les yeux.
...Ce crétin là, c'est moi.
Et j'attends... j'attends ce fichu résultat qui me dira OUI ou NON. Mais ce que ne dira pas ce papier, c'est que j'ai été inconscient et irresponsable, et ça, quelque soit la réponse, rien ne pourra l'excuser.
PS : résultat du test : Syphilis, Hépatites, VIH : tous négatifs.
